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La leptospirose : une maladie infectieuse à ne pas sous-estimer

La leptospirose : une maladie infectieuse à ne pas sous-estimer

La leptospirose est une maladie infectieuse d’origine bactérienne transmise de l’animal à l’être humain. Présente dans le monde entier, elle est particulièrement fréquente dans les régions tropicales et humides. Toutefois, elle touche également les zones tempérées, notamment lors d’inondations ou d’activités en milieu aquatique.

En France, on recense chaque année entre 600 et 700 cas de leptospirose humaine. En 2023, 30 cas ont été déclarés en Bourgogne-Franche-Comté, rappelant que cette infection reste bien présente sur le territoire.

Une bactérie transmise par les animaux

La leptospirose est causée par des bactéries du genre Leptospira. Ces bactéries vivent principalement dans les reins de certains animaux tels que les rats, les rongeurs, les chiens, les bovins ou encore les porcs. Elles sont ensuite excrétées dans leurs urines.

L’être humain peut être contaminé par contact avec de l’eau douce, de la boue ou des sols souillés par ces urines. La bactérie pénètre dans l’organisme par la peau, notamment en cas de petites plaies, ou par les muqueuses (yeux, bouche).

Les activités à risque incluent notamment la baignade en rivière ou en lac, les sports nautiques, certaines professions exposées (agriculteurs, éboueurs, égoutiers), ainsi que les situations d’inondation.

Symptômes

Forme bénigne

Dans sa forme la plus fréquente, la leptospirose se manifeste par :

  • Une fièvre élevée et brutale
  • Des maux de tête
  • Des douleurs musculaires, particulièrement aux mollets
  • Une fatigue intense
  • Des nausées et vomissements

Ces symptômes peuvent facilement être confondus avec ceux d’une grippe, ce qui peut retarder le diagnostic.

Forme grave

Dans certains cas, l’infection évolue vers une forme sévère appelée Maladie de Weil. Cette complication peut entraîner :

  • Une atteinte du foie avec jaunisse
  • Une insuffisance rénale
  • Des hémorragies
  • Une atteinte pulmonaire ou neurologique

Sans traitement rapide, la forme grave peut être mortelle. D’où l’importance d’une prise en charge précoce.

Diagnostic et traitement

Le diagnostic repose sur des analyses sanguines permettant d’identifier la présence de la bactérie ou des anticorps spécifiques.

Le traitement consiste en une antibiothérapie, notamment par doxycycline ou pénicilline. Plus le traitement est administré tôt, plus il est efficace. Dans les formes sévères, une hospitalisation est souvent nécessaire afin de surveiller et traiter les complications.

En cas de suspicion (fièvre après contact avec de l’eau douce ou un environnement à risque), il est essentiel de consulter rapidement un médecin.

Prévention : des gestes simples mais essentiels

La prévention repose sur plusieurs mesures :

  • Éviter la baignade dans des eaux douces suspectes (rivières, lacs).
  • Se laver les mains après avoir touché un animal.
  • Éviter les contacts entre les animaux et le visage.
  • Ne pas marcher pieds nus dans la boue ou l’eau sale.
  • Porter des équipements de protection (gants, bottes, masques, lunettes) lors d’activités à risque ou de certaines professions exposées.
  • Après un contact avec de l’eau ou de la terre, rincer, désinfecter et protéger les plaies.
  • Éviter le contact avec les rongeurs.
  • Vacciner les chiens.

Il existe également un vaccin destiné à certaines personnes à haut risque (travailleurs agricoles, éboueurs, professionnels exposés).